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INSIGHT SPORT : LE COACHING DES "EXPERTS", DECRYPTAGE

 

« Merveilleux », « Inouï », « Hallucinant », « Trop fort ! », « Historique »… Le 5e titre mondial obtenu par l’équipe de France de Handball le 1er février dernier a permis aux « Experts » de rentrer un peu plus encore dans la légende de la discipline, 20 ans après la première consécration internationale.  Pour les observateurs, à ce point « ce n'est plus du talent, de l'expérience, de la maîtrise, de la chance ou du savoir-faire, c'est de l'art. » L’équipe de France de Handball est en effet aujourd’hui la seule formation à avoir obtenu 5 titres mondiaux ; elle est également la première – et à ce jour la seule nation – à avoir détenu simultanément les trois trophées majeurs (championnat d'Europe, du monde et Jeux olympiques).15805901 s 6c0e8

 

Dans cette rubrique consacrée aux parallèles entre l’univers du sport et la vie des organisations, revenons sur les points-clés du « système Onesta » qui permettent au coach toulousain, depuis 2001, d’accompagner les Bleus vers toujours plus de succès.

 

Le premier talent de Claude Onesta est probablement sa capacité à gérer aussi bien la performance du collectif que celle de l’individu, tout en tenant compte des« interrelations humaines d’ego, de pression, de pouvoir. Vous avez quinze gars différents, il faut être très éveillé et vigilant pour que ça ne vous échappe pas et comprendre que ces quinze gars vont avoir une performance individuelle qui va rentrer en compte dans la performance du groupe ». C’est ainsi par exemple que C. Onesta définit Thierry Omeyer, considéré comme le meilleur gardien de toute l’histoire du handball, comme une forme de modèle et de repère pour les autres membres de l’équipe.

 

Une certaine vision du collectif : Lorsque C. Onesta parle de l’aventure collective, ce n’est pas en termes de stratégie ni de performances, mais d’un point de vue à la fois philosophique et sociétal, exprimant sa passion pour ce que le sport peut représenter comme vecteur de mieux-vivre et de mieux-faire ensemble. « Ce ne sont pas les titres qui importent, mais la construction de ces titres, le modèle novateur qu’on a mis en place : comment on a pu grandir ensemble, s’accommoder de nos différences, faire fructifier les éléments positifs en chacun. » Une vision à valeur d’exemplarité dans la société puisque pour Onesta, c’est « la notion de réussite collective, de mise en commun des efforts (qui) a véritablement du sens » ; le sport doit, pour lui, avoir valeur d’exemple dans la société en incarnant une image de joie et de fraternité.

 

Privilégier le sens plutôt que l’objectif : lorsqu’il évoque l’évolution de son rôle de coach au cours de ces dernières années, C. Onesta explique la façon dont il est passé du « comment » - c’est-à-dire de quelle manière gagner les matchs – à la question du « pourquoi », qui est celle du sens, des valeurs, de la motivation, et des ressources profondes grâce auxquelles les joueurs vont se mobiliser et avancer dans le sens de la performance.

 

Le rôle du coach : anticiper, coordonner et harmoniser. Pour Onesta, le coach se doit moins d’être un entraîneur qu’un manager. Déléguant l’expertise technique à ses collaborateurs, il se concentre sur la coordination et l’harmonisation de l’équipe : « Chaque instrumentiste est plus compétent que moi, mais sans harmonie la musique sera détestable ». Chef d’orchestre donc, mais aussi visionnaire, puisque le coach se doit d’être « un leader dans son fonctionnement, (…) capable de trouver des solutions là où d’autres vont juste tenter d’appliquer de solutions déjà connues ». Comme un manager,  il est à la fois en décalage avec les événements, et « à l’intérieur des joueurs (pour) comprendre leur euphorie ou leur perte de confiance ».

 

Développer l’autonomie et la responsabilisation : pour Onesta le rôle du coach ne se limite donc pas à donner les consignes de jeu, mais il est aussi de préparer les joueurs à réagir face aux imprévus afin qu’ils trouvent eux-mêmes la solution permettant de « passer du jeu de l’entraîneur au jeu de l’équipe. De ne plus avoir des joueurs assis, qui se défaussent en cas d’échec sur le staff, mais des joueurs debout, prenant leur responsabilité dans l’aventure collective. »

 

Pour aller plus loin : Claude Onesta, Le règne des affranchis, Michel Lafon.

Sources : www.lemonde.fr , www.welovetennis.fr , www.lesechos.fr, www.nouvelobs.com, www.l’équipe.fr , www.metronews.fr

 

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